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En pleines négociations, la STM va abolir 300 postes

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Photo: Adil Boukind Le Devoir La station Berri-UQAM du métro de Montréal

Photo: Adil Boukind Le Devoir La station Berri-UQAM du métro de Montréal

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Deux syndicats distincts ont déposé des avis de grève pour des débrayages en novembre.

 

La Société de transport de Montréal (STM) a annoncé qu’elle supprimera 300 postes afin d’économiser 56,5 millions de dollars d’ici 2026. Une mesure qui s’établit dans un plan de rationalisation de 100 millions de dollars qui devait initialement s’étaler sur cinq ans, mais dont l’échéancier a été réduit à trois ans — et qui survient alors que la société de transport est aux prises avec des menaces de grève de la part de deux syndicats distincts.

En conférence de presse jeudi, la directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard, a précisé qu’aucun emploi ne sera perdu, puisque la « grande majorité » des postes touchés sont déjà vacants et que les employés qui perdront leur poste seront relocalisés : des chauffeurs en transport adapté pourraient être transférés dans un centre de transport, par exemple. Les économies proviennent donc principalement d’un gel d’embauche et du non-remplacement des départs, a-t-elle expliqué.

À cette coupe de personnel s’ajoutent « plusieurs mesures » qui n’ont pas été révélées aux journalistes présents dans les bureaux de la STM jeudi. La société de transport ne souhaite toutefois pas réduire ou modifier son offre de services, souligne Mme Léonard.

Plusieurs syndicats de la STM ont critiqué cette sortie. « Cette annonce […] génère une forte anxiété parmi nos membres, qui se retrouvent dans l’incertitude la plus totale », a dénoncé le président du Syndicat du personnel administratif, technique et professionnel du transport en commun, Stéphane Lamont, par voie de communiqué.

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« Plutôt que de nous tendre la main, la STM en rajoute une couche en annonçant une abolition de 300 postes », a lancé pour sa part Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal, qui représente les employés d’entretien. « Il faut que la STM soit moins inflexible. On ne peut pas négocier tout seul. »

La médiation demandée avec les chauffeurs

La STM a déposé jeudi une demande afin que le ministre du Travail, Jean Boulet, nomme un médiateur pour mener les négociations avec la section locale 1983 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-1983), qui représente les chauffeurs d’autobus et du transport adapté, les opérateurs de métro et les agents de station.

Ces derniers ont déposé mercredi un avis de grève pour trois journées d’arrêt de travail, les 1er, 15 et 16 novembre prochains. Avec sa demande de médiation, la STM cherche à convenir d’une entente et ainsi « éviter la tenue de la grève » de quelque 4500 travailleurs.

Comme les négociations ont débuté il y a plus de 150 jours, la STM peut, en vertu de la Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal, demander au ministère du Travail de nommer un médiateur.

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