Publié le 5 novembre 2025
Grève STM
Martinez Ferrada veut une entente d’ici 10 jours
PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
La nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada
La nouvelle mairesse Soraya Martinez Ferrada s’avance : elle s’attend à ce que la grève à la Société de transport de Montréal (STM), qui paralyse les autobus et le métro en dehors des heures de pointe, soit réglée d’ici le 15 novembre prochain.
En point de presse à l’hôtel de ville, où elle rencontrait Valérie Plante pour la transition des dossiers – une première dans la métropole –, la cheffe d’Ensemble Montréal a mis la pression sur les dirigeants de la société en leur demandant de rendre public leur calendrier de négociation. « Ils doivent le faire, parce que c’est une façon que tout le monde dit : “ben voici les délais dans lesquels on veut négocier” », a-t-elle dit.
Soraya Martinez Ferrada estime qu’un « bon délai » permettrait d’en arriver à une entente au plus tard le 15 novembre. Elle a rappelé que les chauffeurs d’autobus et de métro s’apprêtaient à débrayer à cette date ainsi que le 16 novembre, ce qui paralyserait le transport en commun dans la métropole pendant deux jours.
« On ne peut pas avoir une grève complète à Montréal, on ne peut pas revivre ça une deuxième fois », a-t-elle jugé en référence à la grève des chauffeurs qui a privé les Montréalais de transports en commun samedi dernier.
La mairesse désignée croit que les Montréalais « s’attendent à des négociations rapides, efficaces et transparentes. Elle s’est également dit « très inquiète de voir que ça commence à avoir un impact non seulement sur les gens qui se déplacent, que ce soit les étudiants, les travailleurs, mais aussi les gens qui sont en demande de sécurité alimentaire, qui sont en demande de médicaments ».
Une loi à devancer ?
La sortie de Soraya Martinez Ferrada survient alors que plusieurs organisations du milieu des affaires montréalais, dont la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), le Conseil du patronat et l’Association des restaurateurs du Québec, ont demandé de manière urgente mercredi à Québec de « devancer » l’entrée en vigueur de la loi 89.