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Marc-André Gagnon

Journalistes

 

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Grève à la STM: Boulet se donnera les moyens d’intervenir pour mettre fin au «chaos» à Montréal

 

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Face au «chaos» provoqué par la paralysie du transport collectif à Montréal, le ministre Jean Boulet s’apprête à se donner les moyens d’intervenir pour que cesse la grève à la STM, à l’expiration de l’ultimatum de 10 jours lancé par la mairesse Soraya Martinez Ferrada. 

 

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«La nouvelle mairesse de Montréal fait confiance aux parties pour trouver un terrain d'entente d'ici 10 jours», a noté le ministre du Travail, jeudi matin.

«Mais si ça ne débloque pas incessamment, il faut aller de l'avant», a-t-il signalé, en prévenant qu’il «considère sérieusement de devancer» la mise en application de sa loi limitant le droit de grève et élargissant les services essentiels, autrement prévue pour le 30 novembre.

M. Boulet pourrait donc se donner les moyens d’agir dès la semaine prochaine.

Le gouvernement pourrait-il procéder sans recourir à un autre bâillon? Pour cela, «c'est certain que ça va me prendre la collaboration des partis d'opposition», a indiqué M. Boulet, lorsque questionné sur la mécanique parlementaire. C'est-à-dire qu'il lui faudrait le consentement de l'ensemble des partis pour qu'une pièce législative modifiant la date d'entrée en vigueur de sa loi «visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock­­-out» soit adoptée promptement.

Le PQ et QS font «erreur», dit Julien

Or, le Parti Québécois et Québec solidaire s’opposent à devancer la mise en vigueur de la loi 89.

«C’est leur erreur», a pesté le ministre des Transports et de la Mobilité durable Jonatan Julien, en réaction à la position du PQ et de QS.

«Je pense qu'on doit agir, alors [devancer l’entrée de vigueur de la loi] c'est l'outil qu'on a, parce que ça ne peut pas continuer comme ça», a ajouté M. Julien.

Le député péquiste Joël Arseneau a rappelé que le Parti Québécois a voté contre la loi de M. Boulet, puisqu’elle donne au ministre du Travail le pouvoir de mettre fin par décret à des grèves, privant les syndiqués d'un levier.

«Nous, on pense qu'il faut privilégier la négociation», a expliqué le député des Îles-de-la-Madeleine. Il presse toutefois les parties d’en arriver rapidement à une entente. «Le transport en commun, c'est absolument primordial pour l'ensemble de la population de la ville. Alors, évidemment, les priver de ce service-là pour une période étendue, ça n'a pas de bon sens», a plaidé M. Arseneau.

«La mairesse vient d'entrer en poste et elle se donne 10 jours pour régler. Nous, on lui fait confiance là-dessus», a indiqué le député péquiste.

La cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, préfère également privilégier la négociation plutôt qu’une «loi matraque» comme le projet de loi 2 du ministre de la Santé Christian Dubé.

Mme Ghazal déplore le sous-financement du transport collectif et propose d’y investir une partie du Fonds vert de 1,8 G$ que la CAQ souhaite utiliser pour rembourser la dette, construire des routes ou baisser la taxe sur l’essence.

 

Les positions des partis face au chaos aux heures de pointe à Montréal:

 

CAQ: Devancer l'entrée en vigueur de la loi 89 limitant le droit de grève et révisant les services essentiels

«La grève, on le voit tous, ça génère un chaos humain, social, économique à Montréal, il faut trouver le moyen de régler ça le plus rapidement possible. [...] Si ça ne débloque pas incessamment, il faut aller de l'avant.»
- Jean Boulet, ministre du Travail

PLQ: Ouvert à appuyer la CAQ

«C'est sûr que ça presse. On espère un dénouement positif dans les prochains jours. Et si ce n'est pas le cas, bien nous, on va être ouverts à travailler pour aider les usagers pour qu'ils aient accès aux services. [...] On va être parlable.»
- Marc Tanguay, député libéral de LaFontaine

QS: Farouchement opposé à la loi 89

«J'invite Jean Boulet à arrêter de lancer des ballons d'essai comme ça dans les corridors de l'Assemblée nationale, puis à donner les moyens à la STM pour négocier et pour régler la crise. [...] La façon de le régler, c'est de négocier, pas de mettre le feu comme ça puis de pelleter par en avant les problèmes.»
- Ruba Ghazal, députée de Mercier et cheffe parlementaire de Québec solidaire

PQ: Contre la loi 89, mais presse les parties à s'entendre

«Est-ce qu'aujourd'hui on est prêts à devancer l'application de la loi [Boulet]? [...] La réponse, bien entendu, c'est non. [...] Nous, on pense qu'il faut privilégier la négociation.»
- Joël Arseneau, député péquiste des Îles-de-la-Madeleine

 

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