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Laurent Lavoie

Journalistes

 

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«Inflexible et insensible aux impacts»: un syndicat de la STM suspend la grève qui devait s'étendre jusqu'au 28 novembre

 

 

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Une personne se bute à des portes tournantes bloquées au métro Sherbrooke, à Montréal, le 6 novembre 2025. Photo PIERRE-PAUL POULIN

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Le syndicat qui représente les employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM) a annoncé tard mardi soir mettre sur pause la grève qu'il devait tenir jusqu’à la fin novembre.

 

«Nous étions certains que nous avions une fenêtre de règlement devant nous. Le ministre Boulet et le gouvernement caquiste ont donné des arguments supplémentaires à la STM pour qu’elle puisse rester figée», a indiqué dans un communiqué le président du syndicat, Bruno Jeannotte.

 

En raison du débrayage, les services d’autobus et de métro allaient être assurés uniquement durant les heures de pointe le matin, l’après-midi et le soir, jusqu’au 28 novembre.

Or, ces moyens de pression seront mis à l’arrêt dès mercredi, 6h. Le syndicat dit avoir fait des «mouvements significatifs» dans les derniers jours pour en venir à une entente, mais l’employeur «demeure inflexible et insensible aux impacts de la grève sur la population».

La pression s’accentuait de plus en plus sur le syndicat et la direction de la STM.

 

Loi devancée

 

Le ministre du Travail, Jean Boulet, comptait devancer l’entrée en vigueur d’une loi permettant de limiter le droit de grève, entre autres dans le transport collectif, en élargissant la notion de services essentiels. Elle était prévue pour le 30 novembre.

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Le ministre du Travail, Jean Boulet Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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En raison du débrayage, les services d’autobus et de métro allaient être assurés uniquement durant les heures de pointe le matin, l’après-midi et le soir, jusqu’au 28 novembre.

Or, ces moyens de pression seront mis à l’arrêt dès mercredi, 6h. Le syndicat dit avoir fait des «mouvements significatifs» dans les derniers jours pour en venir à une entente, mais l’employeur «demeure inflexible et insensible aux impacts de la grève sur la population».

La pression s’accentuait de plus en plus sur le syndicat et la direction de la STM.

Comme rapporté par notre Bureau parlementaire, M. Boulet devait demander mercredi l’assentiment de l’ensemble des parlementaires pour que sa mise en application arrive deux semaines plus tôt.

«En suspendant la grève, on veut s’assurer que la loi n’est pas appliquée dès maintenant et on veut continuer d’agir à la table et parvenir à une entente négociée», a mentionné le président du syndicat, Bruno Jeannotte.

«Pas notre intention»

 

Comme Québec solidaire refusait de collaborer, le ministre Boulet n’écartait pas la possibilité de recourir au bâillon.

«Pour l’instant, ce n’est pas notre intention», a laissé planer le ministre Boulet, sans toutefois l’exclure, mardi, lorsqu’il était questionné sur la possibilité d’imposer une loi spéciale pour mettre fin à la paralysie des services de métro et d’autobus dans la métropole.

«L’intérêt public, les besoins, le bien-être de la population à Montréal nous imposent» de devancer «le plus rapidement possible» la prise d’effet de la loi 14, a plaidé M. Boulet.

Dans la même veine, le Tribunal administratif du travail devra trancher pour savoir si le service devra être maintenu aux heures de pointe lors de la grève des 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro de samedi et dimanche.

-Avec la collaboration d’Olivier Faucher et Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire

 

 

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