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Grève à la STM: les coupables ne sont pas ceux qu’on pense

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Photo PIERRE-PAUL POULIN

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La grève à la STM met en lumière bien plus qu’un conflit de travail. Elle expose les fissures d’un service public essentiel sous-financé de manière chronique et systémique.

 

Un service essentiel, car il permet l’exercice de droits fondamentaux, notamment le droit au travail, à l’éducation et à la santé, pour des centaines de milliers de Montréalais qui n’ont pas d’autres moyens de se déplacer.

Choix de société
Montréal est pourtant la capitale économique du Québec et son cœur battant culturel. Plus de la moitié de la population du Québec habite la région métropolitaine et encore davantage y gravite.

Financer adéquatement ses transports publics n’est pas un luxe, mais un choix logique pour la santé économique, sociale et environnementale du Québec.

Or, ça fait une vingtaine d’années que la STM survit en mode débrouille, entre hausses de tarifs et subventions d’urgence.

Elle craque de partout.

Son financement est insuffisant pour assurer l’entretien et la modernisation d’infrastructures et d’équipement âgés en moyenne de 44 ans.

Insuffisant aussi pour répondre positivement aux employés, qui demandent des hausses salariales justifiées par l’inflation.

C’est ainsi qu’on laisse se dégrader un bien collectif essentiel évalué à plus de 50 milliards $.

La grève actuelle devrait nous servir de réveil.

Discrimination
Comment se fait-il que lorsqu’il est question de construire une nouvelle route, on ne demande pas aux usagers de payer, mais pour les transports publics, oui?

On dépense des millions pour des chemins à l’usage de compagnies milliardaires qui vont extraire nos minerais et notre bois pour une bouchée de pain, mais on n’a pas d’argent pour assurer la mobilité des principaux payeurs de taxes.

Il serait temps de revoir nos priorités!

Quand le service se dégrade, quand les autobus se font rares ou que le métro tombe en panne, ce sont les travailleuses et travailleurs, les étudiants, les aînés qui écopent.

Les ménages qui n’ont pas de voiture sont doublement pénalisés. Et ceux qui n’en ont qu’une finissent souvent par en acheter une deuxième, faute d’alternative.

Résultats: on appauvrit les ménages, on alourdit la congestion et on accroît la pollution.

 

Où trouver de l’argent?

 

Ailleurs dans le monde, des villes à la densité semblable à celle de Montréal, comme Zurich, Stockholm ou Vancouver, ont fait le choix de prioriser les transports collectifs et c’est payant!

Elles les financent par des sources stables et diversifiées: contribution des employeurs, taxe kilométrique, péage urbain, fiscalité foncière liée aux stations, etc.

Le nouveau maire de New York, un inconnu il y a six mois, a fait de la gratuité des bus et du métro l’une de ses propositions politiques phares pour soulager les citoyens.

Chez nous, les sociétés de transport devraient pouvoir compter sur un financement récurrent, prévisible et indexé. Il faut un pacte national pour une vraie mobilité durable.

D’ailleurs, s’il y a un endroit où le Fonds vert devrait être investi pour accomplir sa mission, c’est bien là!

Ce n’est pas le transport collectif qui coûte trop cher, mais son sous-financement.

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