On lui crache dessus à Berri-UQAM: nouvelle hausse des agressions dans le métro de Montréal
Une voie de fait vécue samedi par Pascale Guérard s’inscrit dans une augmentation de ce phénomène dans le réseau de transport
La station Mont-Royal. Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Mme Guérard s’est retrouvée bien malgré elle victime du phénomène samedi midi, alors qu’elle allait dîner avec son ami.
« C’était à Berri-UQAM, il y avait vraiment beaucoup de monde. On se précipite pour aller dans un wagon. J’étais juste sur le bord de la porte. »
Soudainement, elle a vu quelqu’un s’approcher dans son angle mort.
« Là, je sens quelque chose sur moi. Je regarde mon manteau, et j’ai dit : “ark, quelqu’un m’a craché dessus” », relate-t-elle.
Son ami a vu le suspect déguerpir. Quant à Mme Guérard, elle a dû s’arrêter dès qu’elle a pu pour s’acheter du désinfectant et s’en mettre partout, dont sur les lèvres où elle a reçu du crachat d’inconnu.
Liens avec la drogue
La commandante Angélique Beaudet, cheffe de la section métro du SPVM, soutient que c’est surtout en début d’année 2025 que les voies de fait ont été plus nombreuses. En réponse, elle a fait doubler les actions de la police dans le réseau en matière de lutte aux stupéfiants, qui seraient liés au phénomène.
« On constate souvent, souvent que ça implique des gens qui ont des liens entre eux. C’est rarement aléatoire. »
Pour Kevin Grenier, président de la Fraternité des constables et agents de la paix STM (CSN), une bonne partie du phénomène est lié aux problèmes d’itinérance, de santé mentale et de toxicomanie bien connus et omniprésents depuis quelques années.